À propos
BiographiE
Catherine Aznar est une artiste plasticienne née en 1980 à Toulon qui vit et travaille à Montreuil en Île de France, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2005 et d’un Master d’arts plastiques en 2003.
Formée aux arts plastiques à l’Université de Lettres, Arts & Sciences Humaines d’Aix-Marseille et de la Sorbone Paris 1, elle y développe un apprentissage et une recherche tout autant théorique que pratique et ouvre une démarche autour de la couleur et de sa spatialisation au travers du matériau textile. Sa recherche navigue entre écriture et production artistique, elle écrit en 2002 un mémoire sur sa pratique artistique «L’entre-deux comme visibilté d’une faille» avant d’intégrer l’Ecole des Arts Décoratifs en spécialisation design textile. Elle est l’autrice d’un deuxième mémoire en 2005 «Art pictural/Création textile, la question d’un recoupement». A l’achèvement de ses études, elle décide de mettre sa créativité au service de l’industrie afin de vivre les arcanes du monde industriel. Elle rencontre, entre autres secteurs (ameublement, automobile), celui de la mode et conçoit des nouvelles conceptions textiles pour des grandes maisons de mode et du luxe tels que Chanel ou Balenciaga, l’expérience est marquante.
Sa nécessité intérieure et son goût pour la recherche la ramène au développement d’une démarche artistique personnelle et plastique questionnant de nouvelles matérialités qui font peinture et couleur. En parallèle elle mène une carrière d’enseignante en école d’art surlignant son souci de la transmission, de la recherche et donc de l’innovation.Tout en répondant à des commandes d’œuvres originales sur mesure pour le secteur de l’immobilier ou de la mode et du luxe, elle construit une recherche protéiforme sur la couleur, la matière et l’espace et sa sa collecte de supports sont le point de départ de sa recherche sur une nouvelle matérialité de la peinture contemporaine et son extension en dehors du cadre. En 2017, elle reçoit le prix de LaCritique.org au Salon d’ Art Abstrait contemporain Réalités Nouvelles décerné par le critique et commissaire d’art Christian Gattinoni pour une oeuvre de la série Photomatière NY.
Son travail est pluridisciplinaire et se décline en peinture, en photographie, en sculpture et en performance. Elle expose en galeries, salons, centres culturels, et vend auprès de collectionneurs, particuliers et entreprises pour lesquelles elle répond également à des commandes. En 2019, elle est la fondatrice d’un lieu de création à Paris 11 et Montreuil, ouvert à tous professionnels et amateurs, l’Atelier Expressions forme et répond au désir profond de création de chacun.
CV
Diplômes
Expositions personnelles
ARSÈNE I Montreuil, Exposition de photomatières
LAMBERT & COLSON I Montreuil, «Photomatières»
CENTRE CULTUREL ANDRÉ MALRAUX l Le Pecq Vésinet, exposition monographique
GALERIE MONDAPART l Boulogne-Billancourt, «Plasma»
GALERIE DEUX6 l Paris 7 Exposition personnelle Onde Fractale
SOFITEL PARIS LE FAUBOURG l Paris 8 « Mouvement de la couleur, une rencontre entre ligne et matière »
Performances
EFEO I Paris 16, En clôture du colloque «Fascinations réciproques, le Japonisme», en présence du conservateur du musée Cernuschi
LE 71 I Montreuil, laboratoire de recherche multimédia, 1ère présentation en public, projet en cours de recherches
SALINS DE GIRAUD, Camargues I Salines, performance in situ
MIMIZAN, Nouvelle Aquitaine I H2O, performance in situ
GALERIE DEUX6 l Paris 7 Performance « Onde Fractale» avec le flûtiste Paolo Vignaroli
USINE CHAPAL I Montreuil, Laboratoire performatif collectif transdisciplinaire
USINE CHAPAL I Montreuil, sous-venir, performance solo
LE VENT SE LÈVE l Paris 19, Rencontre & performance sur le projet « Vous dansez ? », avec la Compagnie Les Alouettes Naïves
LE 99 l Paris 18 Manicomio Performance, peinture, musique et poésie
ATELIER BYZANCE l Paris 11, Performance free jazz en peinture avec les musiciens NOW
Expositions collectives
MADISON HÔTEL l Paris 6, Exposition Femmes Plurielles
BOBINES DE FEMMES l Lanloup (Côtes d’Armor), festival de cinéma conscrée aux femmes réalisatrices, rencontre publique
MAIRIE DE SAINT MANDÉ l Saint-Mandé Exposition et vente aux enchères
GALERIE DEUX6 l Paris 7, Exposition « Viva co Vida » avec les artistes historiques de la Galerie Deux6
YIA l Young International Art Fair, Rivoli Building, Paris 1, Exposition
MAISON D’ARRÊT DES FEMMES DE FLEURY-MEROGIS l Fleury-Mérogis, Œuvre collective « La Danse de l’Air» réalisée avec la Compagnie de théâtre Les Alouettes Naïves, les femmes détenues et La Fondation d’Art Villa Seurat
GALERIE VOZ l Boulogne-Billancourt, Rencontre et présentation publique : Écoutez Voir
SALON D’ART ABSTRAIT CONTEMPORAIN RÉALITÉS NOUVELLES, Parc Floral de Vincennes
GALERIE ABSTRACT PROJECT l Paris 11, « Ce qui aurait pu ne pas être »
SALON D’ART ABSTRAIT RÉALITÉS NOUVELLES, Parc Floral de Vincennes, Prix de La Critique.org
PARIS ARTISTES, Bastille Design Center, Paris 11
PARIS ARTISTES, Ellipse, Paris 7
Distinctions
LAURÉATE de l’appel à projets de La Fondation Villa Seurat pour l’Art Contemporain pour l’œuvre collective «La Danse de l’Air» avec la compagnie de théâtre «Les Alouettes Naïves»
PRIX de Lacritique.org pour l’œuvre « Photomatière NY », exposée au Salon Réalités Nouvelles
Commandes
Conception et réalisation d’œuvres originales pour les programmes immobiliers de la filiale Nexity Apollonia.
Villes de Louvres, Poissy, Bordeaux
Villes de Asnières-sur-Seine, Massy
Villes de Ermont-Eaubonne, de Asnières-sur-Seine, Stains, Athis-Mons, Louvres
Villes de Juvisy-sur-Orge, Palaiseau
Villes de Juvisy-sur-Orge, Stains
SONIA RYKIEL, Paris 6. Créations textiles originales pour la collection et le défilé prêt-à-porter femme été 2017
BALENCIAGA, Paris 6. Créations textiles originales des défilés et collections prêt-à-porter luxe Automne/hiver 07-08, Pré-collection Eté 08, défilé Printemps/été 08
CHANEL, Paris 1. Créatrice textiles originales pour les défilés et collections prêt-à-porter luxe Automne/hiver 06-07 et croisière 07
Transmission
L’ ATELIER EXPRESSIONS I Paris 11 et Montreuil, Création d’un lieu consacré à l’apprentissage l’art plastique de l’enfant à l’adulte
PLAISIR D’ENFANCE I Paris 19, Ecole Montessori, accompagnement et apprentissage de la créativité poour enfants 3/6 ans
Critique
La couleur par tous les moyens, une histoire rénovée.
Par Christian Gattinoni, Critique d’art et commissaire
Article de presse du 18 novembre 2017
Née en 1980 à Toulon, Catherine Aznar se forme aux arts plastiques à l’université d’Aix-Marseille. Après un mémoire sur « L’entre-deux comme visibilité d’une faille », elle intègre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris pour être diplômée en design textile. Elle développe alors professionnellement ses talents de conceptrice matière, couleurs et imprimés. Elle enrichit ses nombreuses ouvertures à la décoration et à la mode par son œuvre picturale profitant d’une conception novatrice des abstractions colorées.
Dans ses Histoires de peintures, Daniel Arasse distingue deux formes de réception de ce type d’œuvre : « il y a donc cette double émotion : l’émotion choc devant, pour moi en général, le coloris et, complémentairement, l’émotion de le densité de pensée qui est confié à la peinture ». Face aux productions de Catherine Aznar, nous sommes nous aussi d’abord sensibles à la splendeur de ses variations colorées. Nous intéressant à ses multiples techniques mises en œuvre nous y voyons transparaitre son concept transversal tout à fait contemporain. Cette œuvre se situe théoriquement dans un après Gerhard Richter, notamment dans le débat entre photographie et peinture sur la question de la représentation. Arasse dans le même essai montre à propose de Rothko « comment la figure s’était engloutie dans l’abstraction, et comment elle continuait à travailler, comment il y avait dans cette abstraction un corps absent continuant à travailler ». Catherine Aznar ne renoue que partiellement avec la figure, l’ensemble des supports qu’elle utilise, à l’exception de la toile justement, plexiglas, aluminium ou papier en minent les contours tandis que les techniques de report lui constituent un corps qui travaille en sous-œuvre, dans l’aléatoire d’une reproduction imparfaite, ainsi de l’oxydation.
Les photomatières peuvent s’ordonner en lignes de matière ou en lignes de couleurs. Dans le premier cas une figure sans bord franc semble surgir du cœur même de la matière d’aluminium. Ses productions sont proches alors des encaustiques de Philippe Cognée, dans une imprécision plus troublante. Pour la série des Blancs réversibles elle paraît creuser le cœur de ce support de plexiglas, ni mat, ni opaque. L’utilisation de son envers rappelle alors les miniatures sous-verre d’un Philippe Favier sans avoir le maniérisme, ses dimensions confrontant directement à la transparence. Support et matière peuvent encore voir une figure plus couvrante fusionner dans la série des Temporalités qui mêlent impression et oxydation sur papier.
Quant aux peintures elles relèvent de deux règnes, celui du minéral et celui du métal, surtout quand elles se cantonnent à deux dimensions. Sa peinture se trouve toujours profondément sédimentée reprenant des processus naturels de constellations, de concrétions, d’érosion ou de fossilisation. Comme elle revendique « dans cette géologie de la matière la couleur dessine ». Elle suscite des évocations poétiques, sensations paysagères ou représentations terrestres, célestes, effets aquatiques ou gazeux.
Dans son expérimentation conjointe de la couleur et de l’espace l’artiste reprend le matériau qui a fait l’objet de toutes ses études, le textile, notamment sous l’espèce synthétique de nylon. Elle lui associe l’acrylique ou la gouache pour générer ses mobiles. Ces architectures aériennes donnent dans l’entre-deux de leur mouvement une nouvelle énergie à la couleur.
Quand ses peintures voient leur support se structurer sur un troisième plan, elles s’incurvent pour devenir pseudo-sculpture ou décor d’installation. On peut les concevoir comme les maquettes de ces scènes où elles convoquent d’autres créateurs. En effet pour accentuer la rénovation matiériste générale qu’elle recherche, l’horizon du geste se profile en performances. La fluidité restant une qualité de l’ensemble de ses productions, elle collabore avec différentes danseuses pour poursuivre ses recherches autour du corps et de la peinture en mouvement. Cet apport sensoriel engage une narration grâce l’authenticité du geste inscrit sur cette temporalité vécue dans l’espace qui restaure une histoire contemporaine de la couleur.
Lien : https://www.lacritique.org/catherine-aznar-la-couleur-par-tous-les-moyens-une-histoire-renovee/