Actualité

PARIS ARTISTES Du vendredi 6 au dimanche 8 octobre 2017 - Parcours et exposition collective - Lieu : Ellipse 3 rue Amélie 75007 Paris

USINE CHAPAL Du vendredi 13 au lundi 16 octobre 2017 - Portes ouvertes des ateliers d'artistes de Montreuil - Lieu : Usine Chapal 2 rue Marcelin Berthelot 93100 Montreuil

SALON DES RÉALITÉS NOUVELLES Du dimanche 15 au 22 octobre 2017 - Exposition collective, salon d'art abstrait contemporain - Lieu : Parc Floral de Paris à Vincennes

 

En art la fin est le moyen,

Cette ouverture, formulée par un philosophe et enseignant, avait ouvert la voie de la rencontre avec moi-même, le monde et sa matière.

Ces mots résonnent encore, se modulent dans mon parcours comme un fil rouge, tel un chemin de traverses, de transversalités, de croisements, de déclinaisons. Le moyen que j'emploie succinctement est celui de faire des liens, à commencer avec la matière et les couleurs puis l'air, le textile, le mouvement, le temps... Je crée une peinture, un motif de lumière, une photographie de la matière, et je construis un volume, un textile comme une architecture mobile. Et je revendique l'idée selon laquelle la peinture est une structure que la matière ennoblit et que le textile est une peinture que la couleur habille ; il y a dans ces surfaces, ces volumes, un flux, un mouvement permanent transversal qui décore une pensée et qui conceptualise un effet.

J'explore tout cela en points liés, toujours en transversalité, et en traversant cette peau des choses, je tente de m'immiscer dans la structure de la matière, celle qui est à l'origine de toute chose. Organicité d'une pensée, corporalité d'un vécu, l'expression plastique est avant tout affaire de sensorialité. Le corps en est le vecteur, d'où pulsent idées et effets par le geste ; habiter son corps pour produire la matière communicante d'une vision qui n'a de cesse d'évoluer, de connaître l'être : l'existant comme esthétique d'une vie.

 

Dans cette volonté de donner du sens...

"J'ai davantage le sentiment de vivre une expérience que de faire un tableau."

"Pour un certain type de peinture, c'est instinctif ; pas comme si vous étiez en train de peindre un objet ou une chose en particulier, mais comme si ça traversait votre système nerveux. C'est comme un système nerveux. La chose n'est pas décrite ; elle se produit. Le sentiment accompagne l'action. La ligne suit le sentiment, quelque chose de doux d'abord, d'onirique, qui devient quelque chose de dur, quelque chose d'aride, quelque chose de solitaire, la fin de quelque chose, le commencement de quelque chose."

Cy Twombly, Entretien avec David Sylvester, 2000

" Il se peut, comme l'a dit Bachelard, que toute architecture soit au fond un espace poétique, mais qu'il ne soit pas possible de le matérialiser. Si je tends résolument vers la construction de tels espaces, c'est parce que l'environnement dans lequel nous vivons me semble détraqué, et que nous ne prenons conscience que confusément de notre propre existence ; j'espère qu'ainsi l'architecture nous donnera la sensation d'exister, en établissant un contact avec ce qu'il y a de plus fort et de plus profond."

Tadao Andô, extrait de Pensées sur l'Architecture et le Paysage", Yann Nussaume, Edition Arléa 2014

 

 

 

Fil rouge d'une voie

Née le 13/02/1980 à Toulon, vit et travaille à Paris.

1999 à 2001. Catherine Aznar se forme aux arts plastiques à la faculté des arts, lettres, langues et sciences humaines d’Aix-Marseille.

2002. Elle quitte son sud-est natal pour Paris afin de finaliser son cursus et passe une Maîtrise d’arts plastiques (l’équivalent d’un Master aujourd’hui) qu’elle obtient avec mention Très Bien à l’université Sorbonne-Panthéon. Elle y développe sa démarche artistique personnelle dans le cadre de séminaires de recherches, écrit et soutient son mémoire «L’entre-deux comme visibilité d’une faille», comme théorisation de sa pratique picturale et de ses installations au travers de son matériau de prédilection, le textile.

2002 à 2005. Elle intègre l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris en spécialisation design textile dont elle est diplômée en 2005. Son mémoire de fin d’études «Art pictural/art textile, la question d’un recoupement» finalise son cursus et les enjeux majeurs de sa démarche artistique qui positionne l’art plastique comme vecteur essentiel d’un art décoratif.

Transversalités d'un parcours

2005 à 2010. Elle exerce essentiellement en qualité de designer textile indépendante dans divers domaines : la recherche de tendances, la décoration, et plus particulièrement la mode, pour des maisons de luxe (Chanel, Balenciaga) en qualité de créatrice et conceptrice matière, couleurs et imprimés.

Dès 2008, et en parallèle de son activité de designer, elle développe une fonction d’enseignante en arts plastiques dans des écoles privées d’arts appliqués et ateliers d’arts.

Ses diverses expériences dans le design ainsi que son expertise liée aux arts plastiques l’amènent à orienter et appuyer une démarche de conception créative et pédagogique qui met un point d’orgue aux arts plastiques comme souche première à toute création tout autant artistique que décorative ou appliquée.

Depuis 2012, elle se concentre principalement sur ses propres créations dans une démarche personnelle sur la matière, la couleur et l’espace, à partir de ses réflexions et de son goût de la recherche et de l’innovation. En parallèle, elle répond à des commandes exclusives auprès des particuliers, des entreprises (Sonia Rykiel) et promoteurs immobiliers (Nexity Apollonia) pour lesquels elle réalise des oeuvres et conceptions originales.

Son goût prononcé pour le mouvement, le geste créatif et le corps dans son expressivité, l’amène à expérimenter un travail autour du geste, inscrit dans un espace et une temporalité vécue, et au travers de créations et expressions éphémères qui font oeuvres au-delà de leurs traces matérielles. Cette démarche la dirige dans la voie de la performance qu’elle développe à partir de rencontres avec des musiciens, poètes ou danseurs avec lesquels elle exprime des formes, des narrations dans l’authenticité du corps et du geste, une transversalité où le temps, l’espace et les croisements des domaines n’ont ni fin, ni limites.